Balade en aquarelle en 2006

Les balades-aquarelle ont été pratiquées au Centre de Vacances des Chavannes à Onnion pendant les vacances d'été 2009 et 2010, et il est prévu de les poursuivre en 2011. L'idée a certainement commencé à germer en 2006, quand les Chavannes ont accueilli une petite exposition des aquarelles que j'avais peintes au cours des vacances précédentes. L'expo se nommait  "Balade en aquarelle". Le catalogue, tiré à 2 exemplaires (!) la présentait ainsi :

Balade en aquarelle, c’est d’abord et tout simplement l’envie de sortir, de marcher en liberté et de regarder.

Découvrir doucement la montagne. Se poser. Pourquoi la montagne est-elle belle ? Pourquoi nous émeut-elle ? Regarder longuement. Ce que l’on prenait pour l’insignifiant est en réalité à la source de la beauté. La brume légère qui refroidissait la couleur et qui maintenant l’adoucit, l’angle de la lumière qui varie imperceptiblement et tout à coup dévoile un nouveau plan, l’arbre apparemment banal dont la riche personnalité se révèle à l’observation, la course de l’ombre, de la lumière et de l’eau vive, tous ces détails tout à l’heure inconnus et éparpillés soudain s’assemblent et s’intègrent à la montagne. Sa vision fugitive autant qu’éternelle vous pénètre.

L’envie de garder ce moment vous vient parfois doucement, insidieusement, parfois avec la brusquerie des sentiments forts. Mais comment saisir cet instant ?
Oser peindre. Laisser s’exprimer l’œil et la main, les abandonner à la montagne, à l’arbre, à l’eau et à la lumière qui vous empruntent ces instruments de leur âme. Se laisser trouver du plaisir à découvrir ce que la couleur, bien souvent malgré vous, construit. Au gré de l’humeur, se laisser conduire par le pinceau et les effets d’eau, ou bien tenter de maîtriser une ombre, une forme ou un effet. Emprunter au paysage sa composition, l’apprivoiser, découvrir parfois quelque secret de sa structure.

Parfois le cœur n’y est pas, la couleur vous trahit, ou bien vous vous acharnez lorsqu’il eut fallu s’abandonner aux premiers coups de pinceaux. Le quotidien reprend alors le dessus : les fourmis vous envahissent, le soleil vous brûle, la pierre sur laquelle vous êtes assis est soudain plus dure. Vous vous détachez quelques instants de votre petit univers de papier et reprenez possession de votre corps et de votre esprit. De loin, vous jetez du coin de l’œil, presque par hasard, un regard détaché vers ce que vous et vos pinceaux façonniez. Vous découvrez, tout surpris, ce que la montagne et l’instant vous ont donné, avec ses défauts et ses grâces.

Balade en aquarelle n’a pas d’autres ambitions que de vous dire : vas-y, enfile tes chaussures, prends tes pinceaux, mets ton sac sur le dos, marche, regarde, pose-toi et ose.
 
 

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