Liberté n'attend plus - aquarelle
Depuis longtemps cadenassé.
On s'y habitue.
D'abord une grille qui peut encore s'ouvrir.
Puis une serrure qui peut fermer la grille.
La grille se fragilise, la serrure semble insuffisante, alors on met des planches derrière la grille.
Et une chaîne, un cadenas.
C'est l'escalade à la "sécurité".
Mais le temps joue en faveur des fleurs enfermées.
Bientôt les passants pourront profiter de leur parfum...
... de liberté.
Au pied du Crêt : l'Aouille du Criou - aquarelle sur le motif
A Samoëns (Haute-Savoie), le petit torrent "le Clévieux" est canalisé. Mais en amont il est bien plus sauvage et propice à des paysages de petites cascades. De beaux sujets d'aquarelle ?
Je suis parti le long de ce petit torrent au pied de l'immense falaise du Criou, après avoir bien étudié la carte et les conseils d'un randonneur sur un site internet. Route des Allamands, parking "au pied du Crêt", puis le chemin du Latay (un seul chalet !) qui doit conduire à une passerelle "surplombant de jolies cascades" en traversant le Clévieux. Mais l'occupant du chalet me prévient, avec un fort accent anglais : "le chemin c'est juste tout droit et il n'y a plus de pont, on traverse à pied". Soit.
Le chemin s'efface progressivement, je me retrouve dans une prairie dominée par cette belle masse de montagne : bientôt mon pinceaux court sur le papier, jusqu'à ce que quelques vilaines fourmis m'attaquent sournoisement et m'obligent à fuir. Je garderai quelques jours les brûlures de leurs morsures. La peinture est loin d'être sèche lorsque je la place rapidement dans le sac. Peut-être en sera-t-elle améliorée !
Direction le Clévieux au jugé, traversée assez facile : à cet endroit la rivière a bousculé ses rives et maintenant prend son aise. Point de pont, point des petites cascades que j'espérais, le chemin ensuite est embroussaillé : il faut pratiquer quelques centaines de mètres en tout-terrain pour retrouver un chemin ramenant au parking.
Vive l'aquarelle de montagne sur le motif !
Le Giffre à Samoëns (étude aquarelle)
Cet été il était impératif d'y trouver aussi un minimum d'ombre.
Le Giffre à Samoëns, lorsque son débit n'est pas trop fort (ce qui peut arriver très vite !), offre de longues et larges plages de roches et galets, accessibles par un bon sentier lorsque celui ci n'est pas interdit pour travaux de bucheronnage ou carrément bloqué par des mobil homes de soit-disant "campeurs dans la nature".
Là on peut s'essayer à retranscrire sur le papier, comme on peut, le mouvement perpétuellement changeant de l'eau. Prendre le temps de l'observer, d'admirer le paysage, de répondre aux "coucous" des rafteurs dans le torrent, d'échanger quelques bonnes infos avec des randonneurs qui "font" le GR 5, et même de donner des explications à des gamins très intéressés par l'aquarelle pendant que leurs parents pressés cherchent "du réseau" pour leur téléphone.
Même sur le motif il faut ainsi s'abstraire de certaines réalités.
Vertige. Aquarelle et encre
Chaîne des Aravis
De gauche à droite, c'est-à-dire du nord au sud :
Pointe Percée (2750 m), pointe des Verts (2555 m), Pointe de Chombas (2468), Mont Charvet (2538 m) puis, au loin Mont Fleuri (2511 m). La pointe sombre en avant plan est la Pointe de Rouelletaz.
Ce panorama (aquarelle de 70 cm sur 100) est une reconstitution, il n'y a pas un endroit qui offre réellement ce point de vue.
Le Mont Charvet - aquarelle
En redescendant de la Pointe de Chombas le vent nous avait d'abord dégagé la vue vers le Nord, vers la Pointe des Verts et la Pointe Percée. Vers le Sud c'est le Mont Charvet qui se découvrait, lui aussi relié à Chombas par une crête rocheuse escarpée, chaotique. Nous descendions sur "le Pré aux Chèvres" quand le Charvet s'est presqu'entièrement offert à la vue.
Plus loin nous avons rejoint la petite faille à désescalader pour atteindre le grand plateau pentu de lapiaz, que nous traversons sous le soleil, enfin, jusqu'au refuge de la Pointe Percée, et la longue descente qui nous ramène au Col des Ânes. J'ai l'impression que mes jambes s'en souviennent encore.
La Pointe des Verts - aquarelle
Alors que nous arrivions au sommet de Pointe de Chombas, ce 26 juillet 2025, le vent avait brusquement poussé les nuages, nous offrant même quelques pâles rayons de soleil. La brume toutefois s'accrochait du côté de la falaise qui descend de la crête des Aravis pour précipiter la pente jusqu'au pied de Sallanches.
Cette crête courant de la Pointe de Chombas vers la Pointe des Verts nous apparaissait comme frontière entre le monde de la brume et celui de paysage d'éboulis rocheux et de lapiaz aux couleurs surprenantes. Crête brutale, déchiquetée, chaotique, une ligne de défense.
Un "peu" plus loin derrière la Pointe des Verts commençait à se découvrir la Pointe Percée comme une espèce de donjon massif.
Tête du Colonney et Mont Blanc - aquarelle
Je n'ai jamais grimpé le Mont Blanc, mais la tête du Colonney, en face de lui, si.
Une "petite" montagne face à la grande, mais dans certaines circonstances, le ressenti d'une grande victoire, vécue à deux. Une bataille menée non contre la montagne, mais contre moi-même, mon corps et ma tête. Comment raconter ce flot d'émotions qui a jailli cette fois-là, ce dont mes tripes se remémoraient lorsque le pinceau caressait le papier ?
Cette aquarelle a été présentée au Salon des Arts du Plessis-Bouchard.
Les plus consultés depuis un an :
-
Alors que nous arrivions au sommet de Pointe de Chombas, ce 26 juillet 2025, le vent avait brusquement poussé les nuages, nous offrant mêm...
-
Je n'ai jamais grimpé le Mont Blanc, mais la tête du Colonney, en face de lui, si. Une "petite" montagne face à la grande, mai...
-
Parcourir l'album des photos prises au dessus de la Vallée Blanche, entre l'Aiguille du Midi et la Pointe Helbronner, relance ...
-
En redescendant de la Pointe de Chombas le vent nous avait d'abord dégagé la vue vers le Nord, vers la Pointe des Verts et la Pointe P...
-
De gauche à droite, c'est-à-dire du nord au sud : Pointe Percée (2750 m), pointe des Verts (2555 m), Pointe de Chombas (2468), Mont Ch...
.jpg)